Le sucre

Où le trouve-t-on ?  Il se cache partout ou presque ! A l’heure actuelle, la plupart des produits transformés – sucrés mais aussi salés – de l’industrie agroalimentaire en contiennent. Les français en consomment en moyenne 35kg/an, et la plupart du temps, il s’agit de sucre raffiné (sucre blanc).

Comment l’obtient-on ?  Culture/récolte/transport/nettoyage ; Découpage des betteraves sucrières ou des cannes à sucre ; Extraction ; Chaulage ; Carbonatation ;  Décantation (=> jus clarifié) ; Filtration (=> jus limpide) ; Décalcification (=> jus décalcifié) ; Évaporation (=> sirop) ; Cristallisation (=> sucre cristallisé + mélasse) ; Stockage.

Le raffinage c’est quoi ?  Une succession de traitements physiques et chimiques fait pour obtenir un sucre parfaitement blanc.

Le sucre blanc est LE sucre raffiné, on l’appelle couramment sucre cristallisé ou sucre semoule (suivant la taille de ses cristaux).

A savoir : Parmi les traitements chimiques, et ce jusqu’à il y a encore peu de temps, une des étapes consistait en la décoloration par passage dans des citernes remplies de « noir animal » qui sont des particules calcinées d’os de bœuf.

Oui, mais à quel prix… ?  Après ce traitement, le sucre est presque totalement dépourvu de vitamines et minéraux. Il n’aura alors plus qu’une seule utilité : fournir de l’énergie, on parle de calories vides. Il est composé à 99,8% de saccharose. Il a donc très peu d’intérêt nutritionnel (si ce n’est élargir notre taille !), le sucre blanc étant, en moyenne, 200 fois moins riche que le sucre complet.

Source : http://www.onpeutlefaire.com/les-aliments-raffines

Quelles conséquences sur la santé ?

L’excès de sucre oblige le corps à puiser dans ses propres réserves en minéraux et vitamines entrainant des carences. Car celui-ci, pour être métabolisé, consomme des vitamines (notamment B1) et des minéraux (calcium, magnésium).

De plus, le sucre à un index glycémique élevé : la digestion de celui-ci provoque un pic glycémique, auquel  succède une hypoglycémie. Lorsque le corps n’est plus capable de réguler sa glycémie (ou taux de glucose sanguin) c’est là qu’apparait le diabète !

Un peu de chimie !

– Glucose : sucre directement assimilable par l’organisme, carburant essentiel mais qui est à l’origine du pic glycémique post prandial.

– Dextrose : sucre monosaccharide, tiré synthétiquement de l’amidon

– Fructose : sucre des fruits, mais aussi du maïs, des céréales ou de l’agave ; absorbé en petite quantité, il a un index glycémique bas ne provoquant ainsi pas d’hyperglycémie et ce qui diminue l’accoutumance du corps au sucre. Mais attention, l’absorption de fructose pur en trop grande quantité ou trop fréquemment augmenterait les syndromes métaboliques (l’obésité, le mauvais cholestérol, l’hypertension, certains cancers) et serait aussi, selon certaines études, à l’origine d’une résistance à l’insuline et donc du diabète de type II.

– Lactose : sucre du lait (parfois d’origine végétal).

–  Saccharose = glucose + fructose ; lors de la digestion, il se scinde en ces 2 molécules.

En bref, que l’on parle de glucose ou de fructose ou de saccharose,  s’il est consommé modérément il n’est pas nuisible, seule leur consommation excessive va être à l’origine de désordres métaboliques.

Les pièges…

Sucre mi-blanc : Il contient plus de 99,5% de saccharose

Sucre glace : Cristaux de sucre blanc moulus très finement auquel on y ajoute de l’amidon afin d’éviter son agglomération

Sucre roux : Il s’agit soit de sucre brut cuit (sucre de canne roux véritable), soit du sucre raffiné recoloré (avec de la mélasse, ou des colorants)

Cassonade : Il s’agit de sucre cristallisé roux obtenu directement à l’issue de la première cuisson du jus de canne. Il n’a donc subit que la première opération de raffinage. Elle contient moins de saccharose (95%) que le sucre blanc. Les 5% restants sont faits de sels minéraux et de matières organiques restantes.

Sucre de canne blanc : Provient de la cassonade raffinée

Sucre blond : Partiellement raffiné, sucre auquel on a retiré une partie de la mélasse, puis que l’on a cristallisé et déshydraté.

Quelles alternatives?

Sucre de canne complet : Il est obtenu à partir du jus de canne déshydraté, cristallisé, malaxé et centrifugé. Il contient 92% de saccharose et est riche en sels-minéraux et vitamines.

Sucre de canne intégral : Ici, le jus de canne est simplement déshydraté, sans autre traitement. On l’appelle aussi : rapadura, sucanat, muscovado.

Mélasse : Il s’agit de la partie non cristallisable du jus de canne, elle est riche en minéraux. Attention à ses arômes forts qui ne se marient pas forcement avec tous vos petits plats !

Sirops de céréales : Élaborés à partir de graines germées (blé, orge, riz, maïs), ils sont riches en vitamines, minéraux et en maltose.

Sirop d’agave : Il est obtenu à partir du sirop de l’agave qui est un cactus très répandu au Mexique, il est riche en fructose.

 

Un petit mot sur l’aspartame…

Édulcorant alimentaire, connu aussi sous le nom E951, il est un substitut du sucre et est contenu dans plus de 5000 produits (sodas, boissons, bonbons, desserts, médicaments, …).

Découvert « accidentellement » par J. Schlatter (travaillant alors pour SEARLE) en 1965, alors qu’il cherchait à synthétiser un médicament antiulcéreux, il a obtenu  sa première autorisation de mise sur le marché (AMM) en 1974 par la FDA aux États-Unis.

Alors qu’elle est en grande difficulté financière et que la FDA (food and drug administration)  enquête sur ses méthodes d’expérimentation, la famille Searle finance la campagne de Donald Rumsfeld et l’a nommé PDG du groupe SEARLE. Peu de temps après, l’enquête de la FDA est arrêté et l’aspartame obtient sa première autorisation de mise sur le marché (AMM) en 1974. Mais celle-ci est suspendue en décembre 75 aux vues des dangers toxiques et cancérigènes potentiels sur le cerveau mais également aux vues des erreurs dans les tests de toxicité.

C’est en 1981, alors que D. Rumsfeld est secrétaire à la défense du gouvernement Reagan, que l’autorisation de commercialisation sera établie. Searle, elle, sera rachetée par Monsanto en 1985 et le laboratoire deviendra « nutrasweet » (récemment revendu à un fond d’investissement américain).

En 1988, l’aspartame est autorisé en France.

Lorsque l’aspartame se dégrade c’est…

10% de phénylalanine + 40% d’acide aspartique (puissant neurotoxique) + 10% de méthanol (l’alcool des sous-bois, qui se transforme lorsque l’aspartame atteint les 86°F en formaldéhyde –considéré comme cancérigène certain depuis 2004-).

Quelques conséquences sur notre santé de ce poison pour l’organisme : maux de tête/migraines, étourdissements, crises d’apoplexie, nausées, engourdissements, spasmes musculaires, gains de poids, irritations cutanées, dépression, fatigue, irritabilité, tachycardie, insomnie, problèmes visuels, perte d’ouïe, palpitations cardiaques, difficultés respiratoires, crises d’anxiété, difficultés d’élocution, perte du goût, goût de fer, vertige, perte de mémoire et douleurs articulaires (rapport de février 1994 du Department of Health and Human Services).

 

 Pour plus de renseignements, cet article nous semble riche en informations : http://sortirduchaos.wordpress.com/2012/06/21/aspartame-les-dessous-volontairement-caches/