Militer… Pourquoi ?

On entend très souvent dire à propos du fait de militer :

Ça sert à rien !

Pourquoi perdre son temps ?

Ça changera rien de toute façon !

Nous ne sommes pas assez nombreux !

C’est de l’utopie !

Je suis d’accord avec vos idées, mais… !

…et bien d’autres réflexions dans ce genre.

Alors, à quoi bon militer ?

Mais militer, c’est quoi ?

Militer : c’est agir pour provoquer un changement !

Il y a des militantes et militants pour tout type de changements, allant d’idées rétrogrades s’appuyant sur des pseudo-valeurs discriminatoires pour justifier une supériorité ou simplement une différence (racisme, sexisme, homophobie, handiphobie, xénophobie, spécisme…) jusqu’à de belles et nobles causes vers plus de respect des gens (tous les gens, quels que soient leurs cultures, leurs origines, leur sexe, leur choix sexuel, leur apparence physique, leur potentiel mental, leur niveau social…), des animaux (toute espèce confondue, du plus grand au plus petit, du plus mignon au plus repoussant ou du plus inoffensif au plus dangereux…) et ce dans le respect de la biodiversité de notre planète.

Pour la plupart des gens, militer c’est faire des manifestations en protestant dans les rues en criant des slogans avec des banderoles, affiches et tracts à distribuer, parfois une pétition. Pour d’autres, c’est poser des bombes et tuer pour faire entendre ses revendications (même si souvent, ceux sont des innocentes et innocents qui en sont les victimes). Et il y a les autres pour qui militer est une façon de vivre, une manière de voir les choses, de penser le monde et le rapport avec celui-ci en tant que personne dotée de réflexion. C’est appliquer dans son quotidien, les valeurs qui motivent les combats et les revendications de changements vers plus de justice pour tous les êtres sensibles dans le respect de la biodiversité.

Militer est une motivation !

Devenir militante ou militant n’est pas une chose naturelle, car c’est avant tout une prise de conscience par un déclic, une chose qui dérange dans la vision traditionnelle de la société (une image, une discussion, un acte, une vidéo, un article…). C’est parce que l’on devient militante ou militant que notre façon de vivre se transforme vers plus ou moins d’éthique. Être neutre, ne pas avoir d’opinion, c’est se ranger derrière celles et ceux qui ont le pouvoir pour décider à la place des autres. C’est nier son propre potentiel à agir et penser par soi-même. La religion (sous quelque forme qu’elle soit : catholique, protestante, islamique, juive, bouddhiste, indouiste ou secte quelconque) et la politique politicienne (par le biais d’une élection de responsables non-révocables) sont des formes de domination de masse par le biais de la négation de l’individu à être responsable de lui-même en préférant se ranger derrière des dogmes religieux ou des élections dites démocratiques : C’est le pouvoir de quelques-unes et de quelques-uns décidant du bien et du mal, du bon ou du mauvais pour la plus grande majorité de toutes et tous les autres.

Il ne faut pas vivre de frustrations, mais réussir cependant à sortir des habitudes imposées par tant de choses dans la société (famille, éducation, école, publicité, culture, tradition, lobbys, religion, lois, médias…) qui modèlent les libertés et les choix individuels. Militer, c’est refuser de cautionner un système injuste et de le vivre comme une libération. Loin de toute influence, chacune et chacun a le pouvoir de décider de changer et de devenir enfin responsable de ses actes et de ses pensées avec des valeurs éthiques de respect : de soi, des autres (humains ou animaux) et de la biodiversité.

C’est en devenant actrice ou acteur de sa propre vie que celle-ci peut commencer à avoir un sens. Militer, c’est avant tout, un changement individuel profond, mais aussi vouloir le faire partager à d’autres, telle une expérience personnelle :

Toutes les avancées sociales ont été l’œuvre de personnes motivées qui se sont opposées au système dans lequel elles vivaient. Et heureusement, celles-ci n’ont pas attendus d’être nombreuses ou de se demander si cela allait servir à quelque chose. Elles ont pris les devant et ont mené leurs luttes (droits d’émancipation de l’esclavage, droits des femmes, droits des minorités et tant d’autres). C’est parce que certaines pensées sont des idéaux qu’il faut mettre en évidence pour que d’autres puissent à leur tour agir (à l’époque de la « traite des noirs », 9 occidentaux sur 10 trouvait ça normal de considérer ces personnes comme inférieures ! Même s’il reste malheureusement encore des imbéciles de ce genre aujourd’hui, comme il reste du sexisme et tant de discriminations, les droits de ces personnes sont aujourd’hui devenus une évidence !).

Voici quelques slogans pour trouver de la motivation à devenir militante ou militant   :

Il ne faut pas attendre des autres, ce que tu peux avoir par toi-même !

Il ne faut pas confondre pacifisme avec passivité !

Laisser faire : c’est être complice !

Si tu veux que le monde change : Commence par toi !

Si tu ne fais pas partie de la solution, c’est que tu fais partie du problème !

CLÉAH base son militantisme sur une notion primordiale de plaisir. Puisque sa motivation s’appuie sur le respect, pour en définitive vivre dans un monde meilleur, les actions de CLÉAH sont axées sur l’idée simple résumée par « SAVOIR RIRE ET MILITER ». Profiter de chaque instant, et faire les choses avec le cœur et passion sans se prendre au sérieux et sans se « prendre la tête » : La vie de tous les jours est assez chargée en horreurs ! Militer oui, mais avec le sourire et l’envie de partager de bons moments !

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