Manger de la viande !?

Même s’il reste biologiquement un animal, l’humain, depuis bien longtemps, ne fait plus partie de la chaîne alimentaire qui reste un cycle naturel où chaque espèce tient une place par rapport aux autres.

Or, l’humain ayant fait le choix de vivre dans des maisons, des villes, etc. s’est donc retrouvé coupé de cette nature. Aujourd’hui, même s’il ne la détruit pas toujours, il la contrôle pour son bon vouloir et que trop rarement sans aucune forme d’intérêt.

 

L’humain n’est de toute façon pas carnivore mais omnivore car il mange de tout, ce qui ne veut pas dire que son organisme est approprié à tous les aliments. L’humain n’est pas un prédateur naturel puisqu’il a besoin d’outils pour tuer, car il ne possède pas de griffes ou de dents longues et pointues pour chasser, ni une bonne vision pour repérer ses éventuelles proies et encore moins de rapidité pour les attraper sans outils.

D’ailleurs, d’un point de vue purement anatomique, alors que les carnivores ont un intestin court pour digérer et donc expulser rapidement les substances animales qu’ils avalent, l’intestin humain est long pour une décomposition lente des végétaux (comme tous les herbivores), les substances animales dissoutes par les sucs digestifs se retrouvant vite soumises à putréfaction. De plus, la digestion des muscles et des os nécessite une acidité gastrique importante, alors que celle d’un humain et au moins 20 fois inférieure à celle d’un carnivore.

 

Les analyses récentes sur la totalité des dentitions d’humanoïdes préhistoriques retrouvées démontrent que ceux-ci étaient frugivores et qu’aucune trace de substance animale n’était décelée. Les spéculations se multiplient entre celles et ceux qui pensent que les premiers humains préhistoriques ont commencé à manger de la viande parce qu’une pénurie de végétaux est survenu, les autres parce qu’ils ont voulu copier les prédateurs qu’ils craignaient, voir par rites religieux, d’autres encore en commençant par être charognards… Le constat de départ étant ainsi, l’humain était frugivore.

 

Autrefois, certains pensaient que c’était grâce à sa consommation de viande que l’humain est devenu intelligent avec le développement de son cerveau, mais il n’en est rien, c’est faux !

Le cerveau humain a réussi à devenir ce qu’il est aujourd’hui, grâce à la maîtrise du feu et donc de la cuisson des aliments. Cette découverte a permis une meilleure assimilation par l’organisme des aliments en brûlant une partie de leurs toxines et autres substances indigestes contenues dans beaucoup de produits crus (dont la viande). La cuisson a aussi permis de manger plus vite (moins besoin de mastiquer des produits crus) et donc d’avoir plus de temps à avoir d’autres activités. La position debout et des mains préhensibles ont fait le reste… et donc en rien la viande en elle-même !

 

Aujourd’hui, (mis à part quelques individus qui pensent encore être supérieurs à d’autres sur des bases racistes, sexistes, homophobe ou autre discrimination ridicule) personne ne conteste que les personnes à la peau foncée de type africaine ont un cerveau et une conscience comme n’importe quel autre humain. Alors qu’il n’y a pas si longtemps encore, ces gens étaient considérés comme des sauvages et des animaux sans âmes, justifiant ainsi les plus odieuses maltraitances et leur esclavage. Les mentalités ont changées et évoluent (encore une fois, malheureusement, pas chez tout le monde) vers plus de respect des autres. Les discriminations entre humains sont combattues et des droits sont alors acquis pour une reconnaissance de toutes et tous : Droits de femmes, des minorités, des homosexuels, des handicapés, etc.

 

D’un point de vue purement biologique, puisque les animaux ont un système nerveux et un cortex cérébral (cerveau) plus ou moins complexes, il est donc incontestable qu’ils peuvent ressentir de la souffrance physique (allant de la douleur, à la faim, la soif, le froid ou la chaleur…).

Les scientifiques, les chercheuses/chercheurs, les zoologistes et toutes/tous les spécialistes comportementalistes du règne animal sont désormais unanimes sur le fait que les animaux sont des êtres conscients de leur environnement, voir de l’espace et du temps (projection d’eux-mêmes dans le futur) et ce, de par des observations minutieuses et de longues analyses. Les animaux ressentent non seulement la souffrance physique, mais aussi morale (stress, dépressions, troubles obsessionnelles, parfois démences…) due à la maltraitance (privation de liberté, de soins, de nourriture ou d’eau, confinement,  dressage, coups, transports…).

Lors d’une phase de sommeil, un animal, comme l’humain, rêve (même parfois sous forme de cauchemars qui le font se réveiller en état de stress). Les psychologues déterminent le rêve comme un processus de l’inconscience qui s’active lors du repos partiel du cerveau de sa phase consciente. Ce qui signifie qu’un rêve est l’activation d’un mécanisme inconscient de la conscience, et en définitive qu’un animal, au même titre qu’un humain, possède une conscience propre. La notion d’intelligence n’étant pas liée à la conscience, il n’est pas prouvé que les animaux sont intelligents, même si de nombreuses analyses évoquent des résultats peu flatteurs pour l’humain face à certains animaux. Un animal est un être sensible doué d’une conscience propre comme tout autre être humain qui a le droit au respect et à la dignité de son existence.

 

Aucun argument sensé ne peut alors justifier le sort cruel infligé à certains animaux, c’est pourquoi la seule manière de respecter les êtres sensibles de notre planète, c’est de devenir VEGAN-EDGE.

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